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Sensibilisation à la langue des signes

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Initiation à la langue des signes
La loi du 11 Février 2005 a pour objectif que tous aient un accès aux études, à une formation et à un emploi.
Pour ce faire la société doit s’adapter aux besoins des individus et mettre en place des compensations pour palier à des obstacles qui empêcheraient une personne souffrant d’une maladie invalidantes(ou ayant des troubles cognitifs ou psychiques) à mener à bien un accès à l’emploi ou à l’école.
Gescia  accueille des personnes en situations de handicap et parmi elles une jeune sourde profonde.

 

L’association ARIS aide les jeunes sourds et mal entendants à suivre au mieux leur formation

en mettant à disposition, entre autre des traducteurs en langue des signes français.

Afin de mieux se connaitre et apprendre à communiquer, deux intervenants sont venus faire une initiation à cette langue.
Jennifer est entendante bilingue, Langue des signes/Français et Fred est sourd, professeur de langue des signes.
Fred a arrêté la ré éducation pour essayer de parler à l’âge de 16 ans car il s’est rendu compte que c’était beaucoup d’effort pour un piètre résultat et que c’est beaucoup plus facile de s’exprimer en signant, même avec des novices comme la plupart des entendants que nous étions ce jour-là !
Il y a 4 niveaux dans la surdité
  • léger
  • moyen
  • sévère
  • profond
Les sourds (car c’est comme cela qu’on doit les nommer et non, handicapés sensoriels, ou non entendant) et mal entendants (niveau de surdité léger et moyen) ne se considèrent pas comme handicapés  puisqu’ils ont 4 sens au lieu de cinq. On ne peut pas souffrir du manque de quelque chose que l’on n’a jamais connu, en l’occurrence ; les sons.
Par contre leur sens de l’observation, et leur perception des vibrations souvent très fine fait souvent dire que les sourds ont « un sixième sens » ou des yeux derrière la tête. 
Ils ne parlent pas tous français (surdité ne veut pas dire mutisme), car il est beaucoup plus naturel de s’exprimer en signant. Le niveau en français écrit des sourds n’est donc pas toujours suffisant pour suivre des études (70% des sourds sont illettrés). Pour un sourd, apprendre à lire et à écrire, c’est une autre langue. Par exemple en LSF on dira « mon frère et moi / tous les 2 /au cinéma / va » ; donc apprendre les règles de syntaxe pour écrire « mon frère et moi allons au cinéma » c’est comme apprendre une deuxième langue pour un entendant.
Bien sûr, il y a une vraie culture sourde, avec des équipes de football, de handball, des pièces de théâtre, des films etc…
Cette initiation à la langue des signes fut un moment de convivialité et de rencontre vraie, au-delà des préjugés, voire même des peurs de l’autre.

Jennifer a conclue : « En langue des signes, le plus important, c’est l’implication ; parlez de vous pour pousser l’autre à répondre sur qui il/elle est »